Raqués à Reykjavik

Aujourd’hui en parcourant Reykjavik à pieds, on a joué à « Trouve quelque chose de laid », et on a fait match nul 0-0. Même le ciel était parfait, d’un bleu azur inespéré et inattendu (selon la météo annoncée d’hier soir).

Ce n’est pas que tout est extraordinairement beau à couper le souffle. Mais absolument rien n’est laid. Tout est joli, bien arrangé, soigné, bref les traits révélateurs d’une population fière de sa ville et de son pays. Les couleurs vives, les petits objets charmants ici et là, le soucis du détail, et les sourires partout.

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On peut aussi y voir la culture particulière de l’Islande à travers leurs sculptures, dont certaines vraiment originales.

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Notre dîner: une soupe islandaise au mouton dans un bol en pain, servi à volonté. Vraiment miam.

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Hé ouais, ils ont aussi un musée du pénis. Je suppose que pour certains, ça aussi c’est vraiment miam.

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Puis il y a aussi, comme dans toute capitale, des choses vraiment magnifiques. Comme cette église Hallgrimmskirkja, si jolie qu’elle est devenue l’icône de la ville, comme la Tour Eiffel pour Paris ou le Stade Olympique pour Montréal. Elle utilise de façon très originale et astucieuse les lignes de ces fameux orgues de basalte qu’on voit un peu partout sur les champs de lave islandais.

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Devant Hallgrimmskirkja, une statue du viking islandais Leif Erikson, fils de Erik le Rouge, et premier européen à avoir découvert l’Amérique (500 ans avant Christophe Colomb).

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Mais Hallgrimmskirksja n’est pas le seul beau bâtiment. On a vu ce fameux opéra Harpa, qu’ils ont bâti pour en mettre plein la vue, comme Sydney l’avait fait avec le sien. Ou ce centre des sciences dont l’objet est les merveilles de l’Islande elle-même sous tous ses aspects, nommé Perlan.

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Et puis ce superbe petit lac en plein centre-ville, alors qu’ils sont à 2 pas de l’océan.

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Bref. Une magnifique promenade de 15 km en ville qui a duré 7 heures. Un peu courbaturés mais pleinement satisfaits! Maintenant c’est l’heure de plier bagage et préparer le retour au bercail.

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Nous sommes tous les deux plus que ravis de notre voyage ici. Malgré plusieurs jours de mauvais temps, nous avons pu faire d’extraordinaires et d’inoubliables découvertes.

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D’ailleurs comme j’aime bien le faire à chaque dernier billet de blogue de voyage, voici nos Top 5 respectifs:

Alexis:

  1. Le Glacier et sa caverne
  2. Le tunnel de lave
  3. La tonitruante chute Dettifoss
  4. La randonnée le long de la rivière d’eau chaude
  5. Le geyser Strokkur
  • Bonus: Les moutons dans les prés!

Pierre-Steve:

  1. Ces milliers de fermes blanches aux toits rouges au pied des montagnes, avec ces moutons qui broutent partout
  2. La dévastation (lave basaltique et fumerolles irréelles) autour du volcan Krafla
  3. La randonnée le long de la rivière d’eau chaude
  4. La caverne sous le Glacier
  5. Seyðisfjörður, ses routes, son fjord, ses rivières et ses chutes
  • Bonus: les routes islandaises, avec leur quiétude et leurs paysages

Demain matin, Montréal nous attend. Levé à 06:15 AM, déjeuner, puis départ de Reykjavik vers 07:00 pour rendre la voiture au locateur avant 08:00 à l’aéroport. Envol de Keflavik à 10:00 AM, atterrissage à 11:20 AM pour 5h20 de vol. Nous avons tous les deux bien hâte de retrouver notre famille et notre petite maison blanche.

On se revoit dans 6 ans pour le voyage de Sami qui aura alors 10 ans à son tour…???

Ciao!

C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap, c’est une péninsuuuuuule!

Au menu du jour: Cap à l’ouest pour voir les rocs et les pics de la péninsule de Snæfellsnes, théâtre de la constructive destruction perpétrée par le stratovolcan Snæfellsjökull qui a forgé le paysage il y a 5000 à 8000 ans.

Puis en fin de journée, nous avons rejoint la capitale, Reykjavik, où nous passerons 3 (excellentes) nuits dans le même (magnifique) guesthouse, situé en plein cœur du centre-ville, dont voici le voisin immédiat…

(Photo prise en allant faire l’épicerie ce soir, avec le soleil couché. J’en prendrai de meilleures durant la journée de dimanche, consacrée à la visite de la ville).

Mais revenons à cette péninsuuuuule de Snæfellsnes. Plusieurs petits arrêts ici et là étaient au programme. D’abord deux autres sites de tournage du film The secret life of Walter Mitty (ben ouais, je l’aime ce film alors dorénavant quand je le regarderai, je pourrai revivre certains souvenirs!): la petite ville portuaire de Stykkishólmur, puis Grundarfjörður. Jolie port pour la première, jolie combo chute/montagne pour la deuxième.

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Ensuite direction Snæfellsjökull National Park, afin de voir la grosse bête qui a déversé ce tas de lave tout partout par ici. Mais cette fois-ci, au lieu de faire une randonnée autour du volcan lui-même, nous avons choisi de longer la côte sur 6 km aller-retour pour voir les falaises créées par le volcan. Magnifique!

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En passant, ne vous y méprenez pas: les roches blanches sur la photo ci-haut ne proviennent pas d’éruption volcanique mais plutôt d’éruption anale. Il y a des milliers d’oiseaux qui nichent sur ces falaises…!

Cette petite randonnée de 2 heures a bien complété cette journée. Nous sommes ensuite retournés à la voiture pour un dernier sprint de 2.5 heures de route, vers notre destination finale: Reykjavík, la capitale la plus au nord de la planète. Nous y passerons donc 3 nuits au même hôtel: ce sera reposant et moins rushant. En plus, on a accès à une fantastique cuisinette où nous pourrons mijoter nos déjeuners, dîners et soupers.

Au menu samedi: explorations des merveilles de la péninsule de Reykjanes, à commencer par une visite des caves d’un volcan, puis une baignade dans les eaux chaudes d’un lac de source géothermale nommé le Lagon Bleu, et on verra pour le reste. C’est pas le choix qui manque. Dimanche sera entièrement consacrée à la visite à pied ou à vélo de Reykjavik elle-même.

Ciao!

Foss et fausse fosse

Nous avons quitté à regret Seyðisfjörður ce matin sous un magnifique ciel bleu, triste de n’avoir pu faire d’autres randonnées sur ce site enchanteur. Mais le programme de la journée (et du restant de la semaine) était trop chargé pour se permettre de s’y attarder. Heureusement le beau temps nous a suivi sur toute la route, ce qui nous a permis d’admirer de nouveaux paysages pendant plusieurs heures. La route devient alors un vrai plaisir, comme c’est pratiquement toujours le cas en Islande.

Destination du jour: les Foss (chutes) Dettifoss et Selfoss ainsi que les surprenantes gorges Jokulsargljufur sur l’impétueux fleuve Jökulsa a Fjöllum.

Le chemin pour s’y rendre était à la fois magnifique et étonnant. D’abord en suivant la vallée verdoyante et moutonnante du fleuve Lagarfljot (qui traverse notamment la ville d’Egilsstadir), puis plus loin la vallée du fleuve Jokulsa y fljotsdal devient progressivement aride à mesure qu’on gagne en altitude. S’ensuit une bonne heure de traversée d’un plateau semi-désertique où les nombreuses coulées de lave ont fait des ravages. Enfin on longe la vallée du fleuve Fjollum qui s’est creusé un nid dans une zone de désolation totale et limite effrayante.

Chance inespérée, nous n’avons pas reçu une seule goutte de pluie aujourd’hui. Par contre, le Dettifoss s’est défoulé sur nous à gros bouillons. Quelle bête féroce cette chute! On dit qu’elle déverse plus de 500 m³ d’eau par seconde à une hauteur de 44 mètres sur 100 mètres de large, ce qui en fait la chute la plus puissante d’Europe. Mais c’est l’angle aplati dans lequel elle coule qui la rend si étonnante, tombant dans une faille causée par la divergence des plaques tectoniques américaine et eurasienne.

Si je compare avec les nombreuses photos d’elle qu’on peut trouver sur Internet, il semble qu’aujourd’hui elle était particulièrement fébrile car un gros nuage de vapeur d’eau l’enveloppait, ce qui rendait la photographie difficile, d’abord pour la lentille elle-même, puis pour le rendu final. Impossible de m’approcher pour la prendre en entier, trop de gouttelettes d’eau sur l’appareil. Voici tout ce que j’ai pu prendre d’à peu près regardable. Mais allez plutôt voir sur Internet pour vous en faire une meilleure idée. Quant à nous, on a été très impressionnés de la voir en vrai, ne serait-ce que pour sentir toute la puissance de son grondement.

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Un kilomètre plus haut, la chute Selfoss vaut aussi le détour. Beaucoup moins embrumée que sa grande soeur, c’était plus facile de la photographier.

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Après ces belles découvertes, ça s’est un peu gâté. Une confusion dans mes guides touristiques m’ont fait aller au mauvais endroit pour admirer les gorges du fleuve. En fait il n’y avait qu’un canyon à voir, pas de gorge, et même pas sur le fleuve. Une fausse fosse. On s’est laissé convaincre par la guide du centre des visiteurs de faire tout de même une randonnée qui devait nous mener à une belle vue sur le fleuve, car, dit-elle, « Tout est beau en Islande ». Jusque là c’était vrai. Mais cette fois-ci… argh! La pire piste de randonnée que j’ai vue dans ma vie. Même Alexis n’en revenait pas. Une piste si étroite qu’on ne pouvait même pas y même 2 pieds de large. Souvent remplie d’herbes hautes, visiblement laissée à l’abandon. Et surtout: ne menant à rien de beau, mais vraiment rien. C’était si banal que j’avais l’impression de marcher dans un champ au Canada.

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On a rebroussé chemin, un peu frustrés d’avoir perdu presque 2 heures, et on s’est dirigé vers un autre site du fleuve, cette fois-ci beaucoup plus intéressant. Des formations géologiques épatantes appelées orgues de basalte.

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Ça a complété notre journée. Pour le retour nous avons dû affronter un des brouillards les plus denses que j’ai pu voir dans ma vie (évidemment, en Islande, toute manifestation météo est plus intense qu’ailleurs). Pendant plus de 40 minutes j’avais peine à voir le bout de ma voiture, ce qui est plutôt effrayant quand on conduit sur une route en gravier sans garde-fou entourée de fossés profonds! Heureusement ça s’est dissipé 15 minutes avant d’arriver, laissant le soleil couchant jeter un éclairage magique sur notre site de ce soir: le lac Myvatn, qui repose sur le sol volcanique le plus actif d’Islande (ce qui n’est pas peu dire). Impressionnant!

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Demain nous profiterons donc pour visiter quelques-unes des attractions volcaniques locales. Fumerolles, cratères, cavernes, alouette (ou d’autres espèces d’oiseau, le site en étant particulièrement bien pourvu).

Ciao!

De fjord jolis paysages

Un autre matin où l’éveil est immédiatement suivi d’une expression de surprise affolée: OMG DÉJÀ 09H35!!! Debout Alexis!

Nous qui avions l’intention de partir relativement tôt après avoir pris un bon petit déjeuner tranquille dans la charmante petite cuisine commune de notre B&B (pour une fois qu’il était inclus dans le prix en plus), dommage! On a encore mangé sur la route! Le temps de ramasser les bagages et de faire le plein (première fois en Islande, pour la modique somme d’environ 135$), on est partis à 10h15. J’espérais arriver à Seyðisfjörður avant 14h00 afin de pouvoir faire quelques activités sur place. Je craignais les retards, le mauvais temps et le trafic, mais finalement ça a bien été et on est arrivé vers 13h45.

Chemin faisant, nous avons contourné joyeusement 5 fjords tous plus jolis les uns que les autres: Berufjörður, Stöðvarfjörður, Faskruðsfjörður, Reyðarfjörður, jusqu’à notre destination finale Seyðisfjörður. D’ailleurs on a volontairement rallongé notre trajet afin d’en voir 2 de plus, au lieu de passer par la route Nationale 1 qui nous aurait sauvé plus de 30 minutes de déplacement. Malgré la météo extrêmement changeante et le ciel bas qui nous cachait la cime des montagnes, c’était ravissant. Jamais ce vieux dicton islandais n’aura été aussi vrai, car à chaque virage le ciel changeait:

Si tu n’aimes pas la température en Islande, attend 5 minutes.

Mais le clou de la journée a sans contredit été notre objectif final: Seyðisfjörður et son fjord magistral. Tout d’abord la fameuse route pour y accéder a été à la hauteur de sa réputation. J’avais vraiment hâte de la voir de mes yeux après l’avoir admiré dans cette fameuse scène de The secret life of Walter Mitty, où il descend cette route en longboard:

Mais en fait c’est encore mieux que cela en vrai, tout simplement parce qu’on a vraiment pu prendre le temps de tout contempler, le temps d’une mini randonnée de 40 minutes improvisée et imprévue, chaque nouveau point de vue nous poussant à aller un peu plus loin pour en voir un meilleur. Cela nous a permis de découvrir une série de cascades magnifiques, et les détails de cette route époustouflante et sa vue sur ce village en contrebas, sans parler de la vallée et des montagnes tout autour. On n’était même pas encore arrivé à la ville qu’on était déjà excités comme des puces.

En plus, EN PLUS! Le soleil s’est enfin pointé, on avait peine à y croire, on était sûr que ça durerait 10 minutes, mais finalement ça n’est allé qu’en s’améliorant toute la journée, pour nous offrir un véritable ciel bleu décoré de mignons petits nuages blancs. Wow!

Une fois en ville, on a pu faire une vraie randonnée pédestre de 2 heures sur un magnifique petit sentier longeant une rivière qui se jette dans le fjord, accompagné de ces moutons typiquement islandais qu’on a pu voir partout depuis notre atterrissage, broutant la moindre brindille d’herbe qu’ils trouvent (et parfois à une étonnante altitude, ressemblant à des chèvres de montagne).

Finalement en soirée, après avoir déposé nos bagages et changé nos vêtements, on est retourné se promener une petite heure au village pour y découvrir son joli cachet de maisons colorées, importées de Norvège dans les années 1930. Ya pire comme endroit pour manger son sandwich sur un banc de parc.

Demain, au programme: entrée dans le nord-est islandais et ses contrées sauvages. Durant les 2 prochains jours, il y aura au menu la tonitruante chute Dettifoss, les spectaculaires gorges Jokulsargljufur du puissant fleuve Jökulsa a Fjöllum, et le bouillonnant lac Myvatn et ses oiseaux. Tout cela reste à préciser. J’avoue que les routes du nord me foutent un peu la chienne, mais tant pis je fonce et tout ira très bien.

Ciao!

Un verre d’eau avec deux gros glaçons SVP

Une journée qui s’annonçait excitante mais qui devait démarrer avec un timing serré. Cette fois-ci, pas question de faire la grasse matinée. J’étais debout à 7h15 AM, afin de ramasser tous nos bagages, séparer le linge encore mouillé du linge sec (après le carnage pluvieux d’hier, yen avait beaucoup à sécher), cleaner la chambre, embarquer les sacs dans l’auto, puis partir déjeuner au buffet de l’hôtel à 08h00 pour maximum 15 minutes top chrono! Car nous avions ensuite 1h15 de route à faire afin d’arriver pour 09h30 à Vik. On s’était donné 20 minutes pour trouver des vêtements imperméables pour remplacer les défaillants d’hier (pantalons pour moi, veste pour Alexis, et paires de gants pour chacun de nous). Par chance, le lieu du rendez-vous avec notre guide de la compagnie de visite guidée des cavernes glaciaires était situé tout juste derrière un magasin de vêtements de plein-air (pas sûr que c’est un hasard, ont-ils des parts dans l’entreprise?). Mission accomplie, on a trouvé tout ce qu’on cherchait, et – à ma grande surprise – pour pas plus cher que si on les avait achetés au Canada! Le temps de retourner à la voiture et d’enfiler tout ça, à 9h55 on était au rendez-vous avec notre guide, embarqués dans le 4×4. Ouf!

Maintenant mieux équipés pour affronter le vent pluvieux islandais, on s’est rendus au glacier Myrdalsjökull (voisin du célèbre Eyjafjallajökull), qui cache sous son épaisse couche de glace de 596 km² et de 700 mètres d’épaisseur le mythique volcan Katla, qui a fait subir sa colère aux habitants des environs à 20 reprises depuis l’an 1000, soit une éruption à tous les 40 à 60 ans… bien que la dernière remonte à 1918 (et la population vit dans l’angoisse de la prochaine imminente depuis plus de 50 ans!). La coulée de lave provoquée par cette dernière avait ajouté 5 km de plus au littoral. Un véritable champ de ruines qu’ils ont volontairement ensemencé de hautes herbes afin de réduire les effets des désagréables tempêtes de sable noir qui surviennent à chaque fois que le vent se lève, c’est-à-dire genre tout le temps.

Mais parlons plutôt du glacier! Quelle magnifique aventure nous avons vécu Alexis et moi ce matin. La guide a bien remarqué d’ailleurs que Alexis avait constamment le sourire aux lèvres! C’est quand même pas tous les jours qu’on a la chance de traverser un glacier millénaire via un tunnel de glace abritant une rivière sous-glaciaire. Juste pour s’y rendre, c’était déjà quelque chose. Il a fallu traverser le champ de lave noire en gros 4×4 (en fait un super-mini-bus de 15 passagers équipé de gros pneus). Aucune voiture normale ne pourrait s’y rendre. Ceinture de sécurité bouclée serré obligatoire afin d’éviter de s’ouvrir le front sur le plafond! Le trajet dure 30 minutes! Cet endroit semble tellement provenir d’une autre planète qu’on y a tourné de nombreux films de science-fiction, dont un Star Wars…!

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Une fois devant le glacier, on nous équipe d’abord de casques puis de crampons à glace afin d’entrer dans cette magnifique caverne de glace, tantôt en longeant des murs sur d’étroits passages glacés, tantôt en passant au-dessus de la rivière glaciale via de chambranlants ponts de fortune de 30 centimètres de large. Tout cela fait partie du plaisir de l’aventure, mais le clou demeure tout de même la vision de cette immense montagne de glace bleue et les ramifications internes de cette caverne-tunnel qui nous mène dans un immense bol de glace à ciel ouvert, lui-même étant le résultat d’un tourbillon d’eau qui en a progressivement élargi les parois au fil des ans jusqu’en à faire cette… clairière de glace.

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Dommage pour les photos, le ciel étant vraiment sombre et le temps pluvieux, mais j’ai quand même tenté de croquer quelques clichés pour vous donner un mince aperçu des beautés qui s’y cachent… Cocasse quand on les regarde, on a l’impression de photos noir & blanc à cause de l’éclat cristallin de la glace et de la noirceur de la couche de cendre volcanique qui la recouvre partout. Ça donne un résultat intéressant.

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En tout cette aventure a duré 3 heures qu’on n’oubliera certainement jamais.

Avant de quitter Vik (au retour du tour guidé), on en a profité pour aller voir leur fameuse Plage de Sable Noir. Vous pourrez vous aussi vous demander: Mais diantre, pourquoi n’y a-t-il personne qui se baigne aujourd’hui?

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Notre aventure suivante a été moins éblouissante… en fait nous n’avons pratiquement rien vu! Ce qui est plutôt décevant quand on fait une randonnée pédestre de 2 heures pour voir l’une des plus belles chutes d’Islande: le très populaire Svartifoss, dans le légendaire parc national de Skaftafell, près du gigantesque glacier Vatnajökull (le plus grand d’Europe). Autant de raisons d’être excités, et pourtant nous n’avons connu que la déception de l’occasion manquée. C’est que le temps était si pluvieux qu’en fait nous ne pouvions rien voir du tout. Morale de l’histoire: quand les nuages cachent la cime d’une montagne, n’y grimpe pas pour y voir le panorama.

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On avait l’intention de faire une plus longue randonnée, mais vue la situation, on a décidé de passer au programme suivant: les icebergs de la baie de Jökulsarlon. Une véritable pouponnière de bébés icebergs fraîchement accouché du glacier Vatnajökull qui s’y trempe les fesses. Encore une fois, une activité excitante et prometteuse, partiellement gâchée par la rudesse de la météo islandaise. Cette fois-ci, c’est le vent qui a eu raison de nous. GLACIAL, BRUTAL, SURPUISSANT, j’avais l’impression qu’on se ferait emporter. On est resté maximum 5 minutes, d’abord sur la rive ouest, puis sur la rive est de la baie. Le temps de prendre quelques clichés, mes doigts étaient congelés et mon corps n’en pouvait plus. On est retourné en courant à la voiture et c’est ainsi que se sont terminés nos aventures du jour 3. Mais il faut dire que c’était tout de même de sacrés beaux glaçons qui flottaient dans cette baie. Voir de véritables icebergs, ça non plus, c’est pas banal!

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Voici en résumé notre trajet d’aujourd’hui. Tout de même, ça l’air de rien quand on raconte ça platement, mais on en a fait du chemin.

Ce soir nous passons la nuit dans une charmante Guest House de Höfn, un chaleureuse petite ville portuaire à la limite de cette zone qu’on nomme le Sud-Est Islandais. Demain nous quitterons le sud et ses légendaires glaciers pour entrer dans le monde merveilleux des fjords de l’Est, tous plus époustouflants les uns que les autres. Chemin faisant, nous devrions voir 5 de ceux-ci, pour terminer notre folle course 4 heures plus tard à Seyðisfjörður, cette ville renommée pour sa beauté qui a attiré les plateaux de tournage cinématographiques de The secret life of Walter Mitty, et plus récemment de la série Trapped. Si les nuages peuvent nous lâcher un peu, on devrait pouvoir s’en mettre plein la vue!

Ciao!

L’eau chaude, l’eau frette

Ouf. On avait besoin de repos apparemment. Alexis a dormi plus de 13 heures cette nuit, et moi un bon 10 heures également (ce qui est phénoménal dans mon cas)! On s’est levé passé 10h40, on a pris le temps de bien vacher, de réorganiser nos bagages, pour finalement partir vers 11h45. Tant pis pour la matinée perdue, parfois il faut savoir lâcher la pédale du gaz un peu. Et ça a vraiment fait du bien.

Je n’avais même pas réellement planifié notre journée d’aujourd’hui, sinon une vague idée de quelques activités dans le coin. Il fallait aussi décider de ce que nous voulions faire demain, car on est en plein cœur des glaciers et si on veut en profiter avant de poursuivre notre route vers l’est, c’est pas mal maintenant que ça doit se faire.

Alors on est allé dîner dans un Subway (je sais je sais, question dépaysement c’est nul, mais après avoir payé 50$ pour 2 hamburgers et 2 liqueurs à notre premier repas en sol islandais, je préfère investir mon argent dans les attraits touristiques!), question d’avoir une table pour manger pendant que je faisais quelques recherches. C’est là que je me suis rendu compte que pour faire un tour guidé sur le célèbre glacier Eyjafjallajökull (celui dont le volcan avait paralysé les vols européens pendant une semaine en 2010), combiné à une visite de la renommée forêt de Thor (Þorsmörk), ça me coûterait plus de 1000$… Aglaglagugu. J’ai mis ce projet sur la glace (c’est un glacier après tout), et on s’est trouvé 2 ou 3 activités chouettes à faire pour aujourd’hui.

Comme prévu, la météo s’est radicalement islandanisée aujourd’hui. Pluie glaciale et vent à écorner des chèvres de montagne. On a commencé par une activité réchauffante: visite du parc géothermal de Hveragerði, un village situé au pied du volcan Hengill qui génère des milliers de sources d’eau chaude tout autour, dont la population tire profit. Il s’y trouve tellement d’énergie dans cette région qu’ils parviennent à cultiver des fruits et légumes en serre, et même des bananes et des oranges! Oui, des bananes islandaises! On a même pu voir un palmier… Petite visite d’une heure qui nous a ravi. On a pu y admirer un autre geyser qui jaillit aux 20 minutes, et plusieurs installations pour capturer l’énergie géothermique. Il y a même des spas naturels où on a pu se réchauffer les mains et le cœur dans l’eau bouillante.

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Suite à cette visite, on a pris une petite pause afin de compléter mes recherches d’activités glaciaires. J’ai finalement décidé de viser un autre type de tour guidé sur le glacier Myrdalsjökull (voisin du Eyjafjallajökull) demain: visite d’une caverne de glace sous le volcan Katla, pour la modique somme de 350$. C’est un compromis acceptable. C’est quand même pas tous les jours qu’on a l’occasion de visiter un glacier multi-millénaire situé sous un volcan destructeur. On a bien hâte de voir ça. Quant au Eyjafjallajökull, on lui fera coucou en passant devant.

Une fois la réservation faite pour notre tour, on a décidé de se taper une belle petite randonnée pédestre en montagne le long d’un sentier qui longe une rivière issue de nombreuses sources d’eau chaude. Le paysage était à couper le souffle tout au long de cette promenade en montagne. Et ces innombrables sources d’eau chaude, phénoménal. Comme si cela n’était pas suffisant, on a découvert au bout du sentier un site de spas naturels dans la rivière, nommé Reykjadalur, où les gens se foutent littéralement en costume de bain dehors pour aller relaxer dans l’eau chaude. Wow! Dommage qu’on n’avait pas le nôtre. C’était quelque chose de voir tous ces randonneurs, jeunes et moins jeunes, se déshabiller dans cette pluie froide en bravant ce vent glacial pour aller plonger dans cette réconfortante eau chaude.

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Notez le « subtil » dernier signe sur la pancarte à l’entrée du parc menant au site de baignade en rivière chaude. C’est vraiment rassurant pour le baigneur de constater qu’il est interdit de chier et de pisser sur le site…

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Par contre, j’ignore si cette règle s’applique aux nombreux moutons qu’on peut voir sur les montagnes…

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… faut croire que non!

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Bref, ce fut une belle petite randonnée de 2 heures qui nous en a mis plein la vue, même par ce temps gris et pluvieux. Par contre, ça nous a donné une sacrée douche froide lors du chemin du retour car nous avions le vent dans la face et la pluie s’est intensifiée. On était trempé jusqu’aux eaux. On a pu amèrement constater que notre équipement de randonnée est inadapté aux conditions islandaises. Nos bottes, ma veste et les pantalons de Alexis ont tenu le coup, mais sa veste et mes pantalons ont misérablement échoué leur mission. Même nos gants sont complètement trempés. Vraiment pas idéal pour aller visiter un glacier. Va falloir sortir la carte de crédit et s’équiper dignement si on veut profiter du restant du voyage, surtout qu’ils annoncent encore de la pluie pour pratiquement toute la semaine.

Bref, demain au programme: visite d’une caverne de glace, suivi de… on ne sait pas encore exactement. Probablement la cascade Skogafoss ainsi que sa plage de sable noir volcanique, située tout près du glacier, suivi ensuite de la baies des icebergs Jökulsarlon, plus loin à l’est… et après on verra (s’il nous reste du temps).

Je voulais profiter de ma soirée pour planifier les jours suivants, mais voilà je suis encore tombé sur un hôtel au Wi-Fi merdique. C’est vraiment pitoyable. Je n’arrive même pas à charger une carte sur GoogleMaps. Je vais devoir me rabattre sur mon petit guide touristique en bon vieux papier. Quant à ce blogue, je peux à peine rédiger le texte, mais pour les photos ça devra attendre une mise à jour prochaine. Espérons que ça ne me mette pas en retard sur le reste du blogue (comme c’est arrivé dans certains de mes voyages précédents).

Peu importe, c’est pas les attractions qui manquent mais plutôt le temps de toutes les voir. Après une seule journée, je commençais déjà à me dire que je devrai revenir en Islande un jour, pour y faire 3 semaines de randonnées pédestres… quand je serai milliardaire bien entendu.

Ciao!