La désolation de smog

À la fois magnifique et horrifiant. Cela pourrait très bien décrire tout ce qui se trouve autour de ce lac Myvatn où nous avons logé la nuit dernière et visité quelques sites aujourd’hui.

Situé directement sur la gigantesque faille medio-atlantique qui sépare les plaques tectoniques nord-américaine et européenne, c’est l’une des zones volcaniques les plus actives de la planète. Le lac Myvatn lui-même a été créé à la suite d’une éruption volcanique il y a 2300 ans, coupant net le cours d’une rivière qui passait par là. Les éruptions y font rage pendant des années, les dernières notables ayant eu lieu de 1724 à 1729 et de 1975 à 1984, achevant de façonner cet étrange et singulier paysage. Depuis qu’on est en mesure de les enregistrer, des secousses sismiques sont relevées tous les jours. La chambre magmatique n’est situé qu’à 2.1 km sous la surface!

On a commencé notre visite en « douceur » avec Hvedir, un des plus vastes champs de solfatares du pays. Fumerolles blanches, mini-geysers, bassins de boues grisâtres bouillonnantes, pierres jaunies par le souffre, et terre oxydée de teinte rouge… et cette odeur d’œufs pourris à laquelle on ne s’habitue jamais vraiment. D’ailleurs il est fortement recommandé de ne pas demeurer trop longtemps dans les vapeurs des fumerolles!

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Une fois cette entrée avalée, nous sommes passés directement au plat de résistance: randonnée pédestre autour du sommet principal du volcan Krafla. À perte de vue autour, des champs de lave basaltique aux formes si particulières, d’innombrables cratères volcaniques, des fumerolles, et toutes les couleurs du spectre de la mort. On pensait avoir déjà tout vu cette semaine en matière de volcans, hé bien non. Et malgré tout, ça n’a pas empêché ces fous de Vikings de venir s’y établir il y a plus de 1000 ans. C’est d’ailleurs la seule zone habitée de toutes les Hautes-Terres d’Islande. Et ce n’est pas fini car non seulement c’est une zone touristique les plus populaires du pays, mais en plus ils y ont construit leur centrale géo-thermale la plus moderne.

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Après cette randonnée mémorable, on est allé se détendre en faisant une rapide visite d’une caverne abritant une rivière d’eau chaude bleutée, nommée Grjótagjá. Amusante et quelque peu magique!

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Pour finir notre séjour à Myvatn, nous sommes monté au sommet du cratère Hverfjall, afin d’en admirer la rondeur. Une mini-randonnée de 25 minutes, montée et descente incluse!

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Ce fut le départ de Myvatn, direction nord-ouest. En chemin, nous avons fait un arrêt pour admirer la chute que l’on qualifie de « Plus belles d’Islande » (par comparaison à la Dettifoss qui est qualifiée de « Plus puissante d’Islande »: Godafoss. Effectivement, une magnifique chute qui mérite sa popularité, et le site offre de nombreux points de vue sur sa splendeur.

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Poursuivant toujours notre chemin vers l’ouest du nord (!), nous avons fait un court arrêt dans la plus grande ville du nord islandais: Azureyri. Trop court pour l’avoir réellement photographié (nous avons plutôt fait l’épicerie!!), mais j’ai trouvé très cocasse les feux rouges de cette ville, qui visiblement tente de nous charmer!

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J’en profite pour vous montrer qu’en Islande, ils utilisent aussi la lumière jaune pour prévenir de l’imminence de la verte, tout comme je l’avais vu pour la première (et unique fois jusqu’alors) en Israël. À cette différence qu’ici, les islandais sont bien élevés et ne vous klaxonnent pas si vous n’avez pas encore démarré au bout d’un quart de seconde…

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Pour conclure cette formidable journée, nous avons fait un dernier arrêt pour visiter une de ces fameuses fermes troglodytes qu’on peut voir à certains endroits en Islande. Des bâtiments construits sous la terre, et recouvert d’une épaisse couche de gazon. La Ferme Glaumbær nous offre également la chance de visiter l’intérieur des bâtiments, véritable musée de la vie des habitants islandais d’il y a quelques centaines d’années. Avertissement si vous jamais vous passez par là un jour: PENCHEZ-VOUS EN FRANCHISSANT LES PORTES! Ils étaient vraiment petits ces islandais d’alors, de véritables Hobbits…!

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Ce soir nous dormons dans un charmant petit Guesthouse du nord-ouest islandais, juste au sud de Hvammstangi. Nous voilà donc très bien positionné pour la dernière partie de notre voyage de 9 jours, dont s’amorcera le dernier tiers demain.

Comme vous pouvez le constater, ce fut une journée très chargée. Ayant détesté les erreurs de planification d’hier qui nous avait fait perdre un temps précieux et rater quelques objectifs de visite, je nous avais concocté un horaire de visite tricoté serré pour aujourd’hui. Bien que je désirais fortement visiter les principaux sites de Myvatn, je voulais également « passer à l’ouest » le plus rapidement possible afin de nous positionner pour la descente finale vers le sud vendredi soir, ce qui nous laisserait 2 jours et 3 nuits à passer à Reykjavik et les environs avant le retour au Canada. Pour parcourir de grandes distances en peu de temps, le secret de la sauce est dans le juste dosage des épices. J’avais donc prévu de faire les 4 principaux sites de Myvatn en 4 heures afin de partir à 14h00 vers l’ouest, avec pour objectif d’arriver à notre hôtel à 19h30. Ça nous laissait donc 5.5 heures pour faire 3.5 heures de route. Nous pouvions donc prendre un total de 2 heures de pause en cours de route, ce qui me semblait raisonnable pour un enfant de 9 ans. C’est pourquoi nous avons fait 3 arrêts de 30 à 45 minutes chaque: le premier pour admirer la chute Godafoss, un deuxième arrêt à Akureyri, la plus grande ville du Nord Islandais, et enfin un troisième et dernier arrêt sur la ferme troglodyte de Glaumbær. Objectif accompli, nous sommes arrivés à l’hôtel à 19h15, avec en prime une petite épicerie en main pour nous faire un petit souper-maison dans la cuisinette, et un déjeuner demain matin. Nul besoin de vous dire que je suis très satisfait de notre journée, et Alexis est plus heureux que jamais.

Demain vendredi, jour 7, ce sera le grand retour au sud de l’Islande. L’objectif sera de dormir dans les environs de Reykjavik dès vendredi soir afin d’y passer 3 nuits au même hôtel, et pouvoir visiter tout ce qu’il y a d’intéressant à visiter dans la péninsule de Reykjanes samedi et la ville de Reykjavik dimanche, puis préparer nos bagages et retourner à l’aéroport lundi matin.

Pas encore certain de ce que je vais ajouter au menu de la traversée nord-sud demain mais j’en ai une certaine idée… À SUIRRRRRE…

Ciao!

L’eau chaude, l’eau frette

Ouf. On avait besoin de repos apparemment. Alexis a dormi plus de 13 heures cette nuit, et moi un bon 10 heures également (ce qui est phénoménal dans mon cas)! On s’est levé passé 10h40, on a pris le temps de bien vacher, de réorganiser nos bagages, pour finalement partir vers 11h45. Tant pis pour la matinée perdue, parfois il faut savoir lâcher la pédale du gaz un peu. Et ça a vraiment fait du bien.

Je n’avais même pas réellement planifié notre journée d’aujourd’hui, sinon une vague idée de quelques activités dans le coin. Il fallait aussi décider de ce que nous voulions faire demain, car on est en plein cœur des glaciers et si on veut en profiter avant de poursuivre notre route vers l’est, c’est pas mal maintenant que ça doit se faire.

Alors on est allé dîner dans un Subway (je sais je sais, question dépaysement c’est nul, mais après avoir payé 50$ pour 2 hamburgers et 2 liqueurs à notre premier repas en sol islandais, je préfère investir mon argent dans les attraits touristiques!), question d’avoir une table pour manger pendant que je faisais quelques recherches. C’est là que je me suis rendu compte que pour faire un tour guidé sur le célèbre glacier Eyjafjallajökull (celui dont le volcan avait paralysé les vols européens pendant une semaine en 2010), combiné à une visite de la renommée forêt de Thor (Þorsmörk), ça me coûterait plus de 1000$… Aglaglagugu. J’ai mis ce projet sur la glace (c’est un glacier après tout), et on s’est trouvé 2 ou 3 activités chouettes à faire pour aujourd’hui.

Comme prévu, la météo s’est radicalement islandanisée aujourd’hui. Pluie glaciale et vent à écorner des chèvres de montagne. On a commencé par une activité réchauffante: visite du parc géothermal de Hveragerði, un village situé au pied du volcan Hengill qui génère des milliers de sources d’eau chaude tout autour, dont la population tire profit. Il s’y trouve tellement d’énergie dans cette région qu’ils parviennent à cultiver des fruits et légumes en serre, et même des bananes et des oranges! Oui, des bananes islandaises! On a même pu voir un palmier… Petite visite d’une heure qui nous a ravi. On a pu y admirer un autre geyser qui jaillit aux 20 minutes, et plusieurs installations pour capturer l’énergie géothermique. Il y a même des spas naturels où on a pu se réchauffer les mains et le cœur dans l’eau bouillante.

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Suite à cette visite, on a pris une petite pause afin de compléter mes recherches d’activités glaciaires. J’ai finalement décidé de viser un autre type de tour guidé sur le glacier Myrdalsjökull (voisin du Eyjafjallajökull) demain: visite d’une caverne de glace sous le volcan Katla, pour la modique somme de 350$. C’est un compromis acceptable. C’est quand même pas tous les jours qu’on a l’occasion de visiter un glacier multi-millénaire situé sous un volcan destructeur. On a bien hâte de voir ça. Quant au Eyjafjallajökull, on lui fera coucou en passant devant.

Une fois la réservation faite pour notre tour, on a décidé de se taper une belle petite randonnée pédestre en montagne le long d’un sentier qui longe une rivière issue de nombreuses sources d’eau chaude. Le paysage était à couper le souffle tout au long de cette promenade en montagne. Et ces innombrables sources d’eau chaude, phénoménal. Comme si cela n’était pas suffisant, on a découvert au bout du sentier un site de spas naturels dans la rivière, nommé Reykjadalur, où les gens se foutent littéralement en costume de bain dehors pour aller relaxer dans l’eau chaude. Wow! Dommage qu’on n’avait pas le nôtre. C’était quelque chose de voir tous ces randonneurs, jeunes et moins jeunes, se déshabiller dans cette pluie froide en bravant ce vent glacial pour aller plonger dans cette réconfortante eau chaude.

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Notez le « subtil » dernier signe sur la pancarte à l’entrée du parc menant au site de baignade en rivière chaude. C’est vraiment rassurant pour le baigneur de constater qu’il est interdit de chier et de pisser sur le site…

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Par contre, j’ignore si cette règle s’applique aux nombreux moutons qu’on peut voir sur les montagnes…

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… faut croire que non!

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Bref, ce fut une belle petite randonnée de 2 heures qui nous en a mis plein la vue, même par ce temps gris et pluvieux. Par contre, ça nous a donné une sacrée douche froide lors du chemin du retour car nous avions le vent dans la face et la pluie s’est intensifiée. On était trempé jusqu’aux eaux. On a pu amèrement constater que notre équipement de randonnée est inadapté aux conditions islandaises. Nos bottes, ma veste et les pantalons de Alexis ont tenu le coup, mais sa veste et mes pantalons ont misérablement échoué leur mission. Même nos gants sont complètement trempés. Vraiment pas idéal pour aller visiter un glacier. Va falloir sortir la carte de crédit et s’équiper dignement si on veut profiter du restant du voyage, surtout qu’ils annoncent encore de la pluie pour pratiquement toute la semaine.

Bref, demain au programme: visite d’une caverne de glace, suivi de… on ne sait pas encore exactement. Probablement la cascade Skogafoss ainsi que sa plage de sable noir volcanique, située tout près du glacier, suivi ensuite de la baies des icebergs Jökulsarlon, plus loin à l’est… et après on verra (s’il nous reste du temps).

Je voulais profiter de ma soirée pour planifier les jours suivants, mais voilà je suis encore tombé sur un hôtel au Wi-Fi merdique. C’est vraiment pitoyable. Je n’arrive même pas à charger une carte sur GoogleMaps. Je vais devoir me rabattre sur mon petit guide touristique en bon vieux papier. Quant à ce blogue, je peux à peine rédiger le texte, mais pour les photos ça devra attendre une mise à jour prochaine. Espérons que ça ne me mette pas en retard sur le reste du blogue (comme c’est arrivé dans certains de mes voyages précédents).

Peu importe, c’est pas les attractions qui manquent mais plutôt le temps de toutes les voir. Après une seule journée, je commençais déjà à me dire que je devrai revenir en Islande un jour, pour y faire 3 semaines de randonnées pédestres… quand je serai milliardaire bien entendu.

Ciao!

Icelanding

Finalement arrivé plus de 2h30 en retard sur l’heure prévue d’atterrissage à Keflavik (11h00 plutôt que 08h30). Mais on est arrivés, c’est tout ce qui compte.

Fatigués en simonaque par contre! Si j’ai dormi 3 heures très inconfortables, c’est un miracle, et Alexis pareil. Ça va être difficile en fin de journée!

Le reste s’est très bien déroulé dans l’ensemble. J’ai pu acheter mes cartes SIM pour nos cellulaires à Alexis et moi exactement à l’endroit de l’aéroport que j’avais repéré dans mes recherches. Ensuite la navette de Lagoon Car Rental est arrivée pour nous amener à leur boutique, où j’ai pu rapidement repartir avec mon 4×4 (un Nissan X-Trail finalement) qui me permettra de visiter les sites les plus difficiles d’accès. À midi j’étais sur les routes islandaises, 2 heures plus tard que planifié mais avec toute une journée devant nous.

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Pour gagner du temps sur le retard accumulé sur notre horaire planifié, on s’est dégoté un petit resto de sandwiches afin de pouvoir manger sur la route, nommé Street Food. Vraiment succulent, wow. Malheureusement, Alexis a été malade en voiture. En fait il a été malade dans tous les moments de transport depuis l’avion, vômissant avant l’atterrissage, puis dans la voiture à 3 reprises (entre chacun de nos sites touristiques). Mais dès qu’il sortait de voiture/avion, l’excitation et la bonne humeur reprenait le dessus, malgré la très grande fatigue. Mais dès qu’on retournait dans la voiture, bleurp. Il dit que c’est à cause de la chaleur (en Islande, ouais). Moi je dis que c’est à cause du manque de sommeil, d’hydratation et d’autres facteurs. Je suis sûr qu’une bonne nuit de 10 heures va régler ça demain.

Quant à nos visites, wow. L’Islande, quel pays hallucinant. Rien n’est semblable à quoi que ce soit d’autre. D’abord tous les champs sont composés de grosses pierres volcaniques noires, impossibles à cultiver pour la plupart. Ensuite, ces montagnes qui ont visiblement toutes l’apparence d’anciens volcans ou de calderas. La mer tout autour. Et tous les paysages sont fabuleux. On se croirait sur une autre planète.

On a commencé par le site où tout a commencé, autant géologiquement que politiquement: Þingvellir (prononcer Thingvellir comme le « th » anglais poussé comme un « s », par opposition à cette autre lettre islandaise Ð/ð qui se prononce comme le « th » prononcé comme un « z ». D’ailleurs les islandais ont aboli la lettre « z » de leur alphabet en 1974, qui ne servait à rien). Þingvellir est ce site fascinant où l’Islande a été physiquement créé à partir de l’éloignement des 2 plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, faisant émerger des profondeurs magmatiques cette île unique au monde, très récemment d’ailleurs (il y a environ 20 millions d’années). Le résultat est cette vallée enfoncée dans le sol entre deux chaînes de montagnes volcaniques, qui s’éloigne l’une de l’autre à une moyenne de 3 mm par année. On peut distinctement y voir de nombreuses failles résultantes qui nous permettent de savoir sur quelle plaque tectonique on se trouve. Celles-ci sont maintenant séparées par 7 km au niveau du site de Þingvellir. On peut donc passer de l’Amérique l’Europe en peu de temps! Le site est enchanteur, peu importe vers où porte notre regard on est séduit.

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C’est aussi à cet endroit que les premiers islandais (descendants directs des Vikings) ont décidé d’ériger leur premier parlement en 930. La morphologie des lieux en faisait un amphithéâtre naturel où il était aisé de rassembler tous les chefs de clans islandais afin que ceux-ci débattent des lois à rédiger. C’est donc à cet endroit qu’est né l’Islande.

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D’ailleurs on a même pu voir l’endroit où ils procédaient à leurs exécutions. Si les hommes avaient la chance de se faire trancher la tête d’un coup net et adroit, les femmes avaient droit à un traitement spécial: elles étaient entièrement engouffrées dans un sac, puis jeté dans un lac afin de s’y noyer! Voici ce site enchanteur et charmant! Normalement on voit un endroit comme celui-ci et on pense pic-nique et relaxation. Les islandais de l’époque, eux, relaxaient d’une toute autre manière!

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Après cette visite ravissante qui a démarré notre séjour d’une excellente note, nous avons poursuivi notre périple vers un autre aspect définitif de l’Islande: les Geysers! En fait le mot geyser lui-même est d’origine islandaise, héritage direct du nom du plus célèbre d’entre eux, le Geysir. Jadis il pouvait cracher son eau bouillante et sulfureuse à une hauteur de plus de 60 mètres (!!!), mais maintenant il est devenu paresseux et a cessé de cracher. Heureusement pour nous cependant, son voisin immédiat, le Strokkur, a pris la relève et fait jaillir son crachat plusieurs fois par heure à plus de 20 mètres. Spectaculaire! Tout autour, des dizaines d’autres geysers bouillonnent leur marmite d’eau, générant des fumerolles vaporeuses et cette odeur de souffre indéfinissable, sinon qu’on a l’impression de se trouver dans les fesses de la terre tant l’odeur d’œufs pourris peut y être parfois forte et nauséabonde.

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Après une heure de spectacle, nous sommes passés au site suivant. Quel pays fascinant tout de même. En moins de 10 minutes on peut passer de bouillant geysers à une bruyante cascade aux dimensions fulgurantes: le célèbre Gullfoss. Impressionnant.

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Finalement on peut dire qu’on a atteint les objectifs fixés pour cette première journée, hormis un site que nous avons décidé de remettre à plus tard en fin de voyage, faute de temps (près de Reykjavik, il est possible de visiter l’intérieur d’une chambre magmatique volcanique intacte, vide et très colorée, nommé Þríhnúkagígur. Nous y reviendrons en fin de voyage lorsque que passerons par Reykjavik, le Lagon Bleu tout près et d’autres merveilles de la péninsule de Reykjanes, qui concluront ce voyage dignement).

Le programme de demain est pas encore clairement défini, mais ça se passera dans l’Islande du sud très certainement. D’ailleurs ce soir nous dormons dans une charmante ferme de Selfoss, près des sites clefs de cette zone. Ça promet d’être encore spectaculaire.

Oh, au fait, nous avons aperçu, au loin, notre premier AUTHENTIQUE GLACIER!! Regarde sur la photo suivante, derrière Alexis, entre les montagnes… non ce n’est pas la mer! Ça nous a excité comme des puces. On va s’en taper un d’ici une couple de jours certain.

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Pour finir, voici notre trajet approximatif du jour en terre islandaise. J’essaierai de publier notre trajet à chaque jour, pour vous donner une idée de ce qu’on parcourt et voit.